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Un peu de poèsie, de rêve, d'évasion grâce aux mots...
 

Best of VM

Un lien 'poésie' qui jouxte un lien 'partenariat' et surnage au milieu d'un fatras de caméscopes et de vieilles voitures ;-) ... C'est de la provoc ?
Pas du tout ! Nous pensons que VIVRE MALIN c'est bien, mais qu'un monde sans poésie ne sera jamais tout à fait malin. Pour cette raison, et un peu pour nous faire plaisir aussi, nous vous proposons ici quelques clins d'oeil poétiques, texte, dessin ou autre... Un peu d'évasion ! Si vous le voulez bien, avec nous, pour une seconde.... VIVEZ POETE ;-))

Cette page est la votre ! Nous publierons toutes vos contributions, alors à vos plumes !!

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Un petit singe sur une branche

Un petit singe sur une branche
regarde les hommes en procession
Il se demande où ils vont...
Et la rosée s'en fout !

Vivre au jour le jour de Thierry S. (contribution d'un internaute poète)

Vivre au jour le jour,
Jusqu'au jour où l'Amour
Qui s'était éteint sous l'abat jour
Revint soudain au grand jour
Près de Paris et de ses alentours
Malgré le passé et leurs parcours
Pour vivre au jour le jour
Un bout de chemin sans détours.

Bravo thierry, elle en a de la chance ! ;-))

Si l'aveugle fureur, qui cause les batailles de Joachim du Bellay

Si l'aveugle fureur, qui cause les batailles,
Des pareils animaux n'a les coeurs allumés,
Soit ceux qui vont courant ou soit les emplumés,
Ceux-là qui vont rampant ou les armés d'écailles :

Quelle ardente Erinnys de ses rouges tenailles
Vous pincetait les coeurs de rage envenimés,
Quand si cruellement l'un sur l'autre animés
Vous détrempiez le fer en vos propres entrailles ?

Etait-ce point, Romains, votre cruel destin,
Ou quelque vieux péché qui d'un discord mutin
Exerçait contre vous sa vengeance éternelle ?

Ne permettant des dieux le juste jugement,
Vos murs ensanglantés par la main fraternelle
Se pouvoir assurer d'un ferme fondement.

Et c'est Lui, comme un matelot, de Max ELSKAMP

Et c'est Lui, comme un matelot,
et c'est lui, qu'on n'attendait plus,
et c'est lui, comme un matelot,
qui s'en revient les bras tendus

pour baiser ceux qu'il a connus,
rire à ceux qu'il n'a jamais vus,
et c'est lui, comme un matelot,
qui s'en revient le sac au dos.

Or, bonnes heures, bonnes heures,
laissez alors choir vos tricots,
or, bonnes heures, bonnes heures,
endormez-vous jusqu'à tantôt :

il fait si chaud dans vos demeures
et c'est fête de si bon coeur !
Mais, partances aux mâts d'en haut,
voici s'agiter les vaisseaux,

et c'est Lui, comme un matelot,
qui, vides les pots, partira,
et c'est lui, comme un matelot,
et Dieu sait quand il reviendra.

Le jardin et la maison de Anna de NOAILLES

Voici l'heure où le pré, les arbres et les fleurs
Dans l'air dolent et doux soupirent leurs odeurs.

Les baies du lierre obscur où l'ombre se recueille
Sentant venir le soir se couchent dans leurs feuilles,

Le jet d'eau du jardin, qui monte et redescend,
Fait dans le bassin clair son bruit rafraîchissant ;

La paisible maison respire au jour qui baisse
Les petits orangers fleurissant dans leurs caisses.

Le feuillage qui boit les vapeurs de l'étang
Lassé des feux du jour s'apaise et se détend.

- Peu à peu la maison entr'ouvre ses fenêtres
Où tout le soir vivant et parfumé pénètre,

Et comme elle, penché sur l'horizon, mon coeur
S'emplit d'ombre, de paix, de rêve et de fraîcheur...

Le rossignol et le prince

Un jeune prince, avec son gouverneur,
Se promenait dans un bocage,
Et s'ennuyait suivant l'usage ;
C'est le profit de la grandeur.
Un rossignol chantait sous le feuillage :
Le prince l'apperçoit, et le trouve charmant ;
Et, comme il était prince, il veut dans le moment
L'attraper et le mettre en cage.
Mais pour le prendre il fait du bruit,
Et l'oiseau fuit.
Pourquoi donc, dit alors son altesse en colère,
Le plus aimable des oiseaux
Se tient-il dans les bois, farouche et solitaire,
Tandis que mon palais est rempli de moineaux ?
C'est, lui dit le mentor, afin de vous instruire
De ce qu'un jour vous devez éprouver :
Les sots savent tous se produire ;
Le mérite se cache, il faut l'aller trouver.

La cicatrice, de victor hugo

Une croûte assez laide est sur la cicatrice.
Jeanne l'arrache, et saigne, et c'est là son caprice ;
Elle arrive, montrant son doigt presque en lambeau.
- J'ai, me dit-elle, ôté la peau de mon bobo. -
Je la gronde, elle pleure, et, la voyant en larmes,
Je deviens plat. - Faisons la paix, je rends les armes,
Jeanne, à condition que tu me souriras. -
Alors la douce enfant s'est jetée en mes bras,
Et m'a dit, de son air indulgent et suprême :
- Je ne me ferai plus de mal, puisque je t'aime, -
Et nous voilà contents, en ce tendre abandon,
Elle de ma clémence et moi de son pardon

Sur le Livre des Amours (Pierre de Ronsard)

Jadis plus d'un amant, aux jardins de Bourgueil,
A gravé plus d'un nom dans l'écorce qu'il ouvre,
Et plus d'un coeur, sous l'or des hauts plafonds du Louvre,
A l'éclair d'un sourire a tressailli d'orgueil.

Qu'importe ? Rien n'a dit leur ivresse ou leur deuil.
Ils gisent tout entiers entre quatre ais de rouvre
Et nul n'a disputé, sous l'herbe qui les couvre,
Leur inerte poussière à l'oubli du cercueil.

Tout meurt. Marie, Hélène et toi, fière Cassandre,
Vos beaux corps ne seraient qu'une insensible cendre
- Les roses et les lys n'ont pas de lendemain -

Si Ronsard, sur la Seine ou sur la blonde Loire,
N'eût tressé pour vos fronts, d'une immortelle main,
Aux myrtes de l'Amour le laurier de la Gloire.

Qui voudroit resister à la puissance tienne (Salomon Certon)

Qui voudroit resister à la puissance tienne
Doux enfant de la nuit, il luy faudroit aux dieux
S'esgaler tout à fait, escheler les hauts cieux,
Et de leur doux Nectar humer la coupe pleine :

Mais garde le tonnerre au fils de Dindymene
Garde le traitement qu'eurent les factieux
Qui mont sur mont monté, (forfaict audacieus)
Rougirent de leur sang la motte Pelienne

Mieux vaut donc faire joug, et ne point resister,
Sommeil à ton effort, de peur de t'irriter,
Et n'en remporter rien que repentir et peine ;

Mais, Sommeil, je te pry' ne te courrouce point
Et dispense mes yeux en ce seul petit poinct,
Car ma douce fureur ceste nuict me demeine.

La force du temps et de l'amour (Guillaume COLLETET)

Le temps, maître de tout, ternit ce paysage,
Que Flore embellissait des marques de ses pas ;
Et montrant des défauts, où l'on vit des appas,
Il fait un triste lieu de ce plaisant bocage.

Il réduit une ville en un désert sauvage,
Il met comme il lui plaît les empires à bas ;
Il change les esprits ainsi que les États,
Et fait un furieux du peuple le plus sage.

Il étouffe la gloire, il éteint le renom,
Il plonge dans l'oubli le plus illustre nom,
Il comble de malheurs la plus heureuse vie ;

Il détruit la nature, il éclipse le jour ;
Bref, il peut effacer les beautés de Silvie,
Mais il ne peut jamais effacer mon amour.

Cuisson du pain (Émile VERHAEREN)

Les servantes faisaient le pain pour les dimanches,
Avec le meilleur lait, avec le meilleur grain,
Le front courbé, le coude en pointe hors des manches,
La sueur les mouillant et coulant au pétrin.

Leurs mains, leurs doigts, leur corps entier fumait de hâte,
Leur gorge remuait dans les corsages pleins.
Leurs deux poings monstrueux pataugeaient dans la pâte
Et la moulaient en ronds comme la chair des seins.

Le bois brûlé se fendillait en braises rouges
Et deux par deux, du bout d'une planche, les gouges
Dans le ventre des fours engouffraient les pains mous.

Et les flammes, par les gueules s'ouvrant passage,
Comme une meute énorme et chaude de chiens roux,
Sautaient en rugissant leur mordre le visage.

Au cabaret-vert (Arthur RIMBAUD)

Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
- Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.
Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. - Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,
- Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! -
Rieuse, m'apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,
Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
D'ail, - et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Quelques haikus japonais:

Une fleur tombée
Remonte à sa branche
Non, c'est un papillon!

***

Que n'ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum!

***

Tout a brûlé
heureusement, les fleurs
avaient achevé de fleurir.

***

Quand elle fond,
La glace avec l'eau
Se raccommode.

***

Le voleur
M'a tout emporté, sauf
La lune qui était à ma fenêtre.

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