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Le
Cercle fermé
de Jonathan Coe chez Gallimard 540 p. janvier 2006
C'est la suite de "Bienvenue au club", qu'il
faut absolument avoir lu avant si vous ne voulez pas que
ce livre vous "tombe des mains". L'auteur qui
a du s'en apercevoir, a ajouté quelques pages à
la fin pour résumer "Bienvenue au club",
mais pourquoi à la fin ? On retrouve les personnages
attachants du premier roman, vingt ans après, avec
des rides pour les femmes et du ventre pour les hommes.
Nous sommes à notre époque, 2000/2003, les
problèmes de Tony Blaire ne sont pas négligés
mais sans nous assommer. L'intérêt de cette
histoire où les personnages découvrent la
clé des mystères du premier roman est tout
de même d'un niveau en dessous de ce dernier, sans
parler de 'Testament à l'anglaise". C'est très
humain, très actuel, ça ne manque pas d'humour,
facile à lire pour peu qu'on ait la mémoire
des noms. |
Une vie française
de J.P. Dubois aux éditions de l'Olivier -Sept 2004
. Prix Fémina 2004.350 p. Ce roman fût
un best-seller de la saison 2004/2005, et c'est mérité.
J'ai d'abord eu le sentiment que l'auteur racontait tout
simplement sa vie. En fait, il a probablement puisé
largement dans ses aventures personnelles et dans celles
de ses amis pour bâtir une histoire qui tient debout.
Pour résumer, on peut dire que durant 300 pages,
le narrateur mène une vie que beaucoup d'entre-nous
aimeraient vivre: sans contrainte, sans souci financier,
s'offrant de temps en temps une aventure extra-conjugale
sans conséquence. Le style agréable, est riche
en vocabulaire, l'humour ne gâche rien, ni la cocasserie
de certaines scènes. Et puis, dans les 50 dernières
pages, les malheurs vont arriver sur le narrateur et sa
famille. On a l'impression qu'il paye la facture de 50 ans
de bonheur sans nuage. La fin est poignante et m'a arraché
les larmes. ce roman est à recommander à tous
les lecteurs ayant un peu de vécu deriière
eux, disons au-dessus de 30 ans. Un vrai régal. |
Sang
impur - Prix Femina étranger 2004
de Hugo Hamilton chez Phébus- Sept 2004 . Prix Fémina
étranger-300 p. C'est un roman autobiographique.
L'auteur est irlandais, la traduction est remarquable. Hugo
Hamilton nous raconte son enfance (entre 7 et 10 ans) avec
les mots d'un garçon de son âge. Beaucoup d'humour
et quelques scènes dramatiques. Le père est
un nationaliste irlandais pur et dur, la mère une
immigrée allemande (d'après la dernière
guerre)."Nous sommes les gens bigarrés. Nous
n'avons pas qu'une seule langue. Nous dormons en allemand
et rêvons en irlandais. Nous nous taisons en allemand
et parlons en Anglais. Nous sommes des gens tachetés.
Les 3 enfants sont souvent pris à parti par d'autres
qui les traitent de nazis (à cause de la mère
allemande). Le père se fâche et frappe quand
il entend parler anglais sous son toit. Le regard d'un enfant
porté sur le nationalisme irlandais, le nazisme,
la cruauté, fait de cet ouvrage un document plaisant
à lire et souvent bouleversant mais sans jamais tomber
dans le misérabilisme. |
Les Chutes
de Joyce Carol Oates chez Seuil 500 p. novembre 2005
Un chef d'oeuvre pour commencer l'année ! Ecrit
par l'un des plus grands auteurs contemporains !
Oates est de la lignée des Steinbeck, Hemingway
ou autres Irwin Shaw. "Les chutes" est un Roman
avec un grand R. Intrigue, analyse fouillée des caractères,
témoignage de la société des années
50/60, tout y est. Un couple passe sa nuit de noces dans
un hôtel près des chutes du Niagara. Il se
confirme au cours de cette première nuit ensemble,
qu'ils ne s'aiment ni l'un ni l'autre. Au lever du jour,
l'homme quitte sa chambre et coure se suicider dans le fleuve
grondant. La femme, Ariah, reste une semaine sur place pour
les démarches, le corps ne sera pas retrouvé.
Elle est aidée par un avocat qui prend pitié
d'elle et va tomber amoureux. Le mariage a lieu très
rapidement, un premier enfant va naître avant terme.
Qui est son père ? Le mystère va planer tout
au long du livre, mais de manière très subtile.
Deux autres enfants vont venir ensuite. Il va se passer
beaucoup d'évènements intensément dramatiques.
C'est long, mais facile à lire, et que d'émotions...
|
Nous, les belles-mères
de Christiane Collange chez Fayard 292 p. 2003 Je conseillerais
ce livre, non seulement à toutes les belles-mères,
mais aussi aux parents d'enfants adultes car sa lecture
nous remonte le moral. On se rend compte , en effet, que
l'on se situe dans la bonne moyenne et qu'on ne fait pas
partie des cas les plus compliqués. On se rend compte
que les attitudes des uns et des autres, parents, enfants,
petits-enfants, sont quasiment universelles et que les conflits
de génération sont inévitables quoiqu'on
fasse. Bravo à Christiane Collange pour sa lucidité
et son dynamisme.
|
Le
châtiment de Narcisse
de Bruno de Stabenrath- chez Robert Laffont 2005 346 p.
C'est un thriller Jet-Set, c'est un polar sans policier,
mais avec des cadavres ( si peu il est vrai). Le héros
est un organisateur de soirée Jet-Set, pris au piège
de son passé et de ses amitiés dans les hautes
sphères de la politique. Je me suis laissé
prendre par le style, les dialogues qui font mouche, les
scènes érotiques sulfureuses, l'ambiance très
"friquée" et l'intrigue originale mais
plus que compliquée. Une bonne détente , en
somme! |
Magnus
de Sylvie Germain chez Albin Michel Novembre 2005 275 p.
Récompensé par le Prix des lycéens,
ce roman sort des entiers battus, autant par la forme que
par l'intrigue. Sylvie Germain n'est pas la premère
venue, même si elle n'est pas très connue du
grand public. Elle écrit depuis 1981, professeur
de philo et officier ministériel, elle a déjà
publié une trentaine d'oeuvres dont le Prix Fémina
1989: "Jours de colère". L'histoire de
Magnus débute pendant les bombardements en Allemagne
avant la chute du Fürher. Au fil des pages, nous allons
découvrir les véritables origines de Magnus,
sans toutefois y arriver complètement. Les passages
dramatiques alternent avec des passages de pure poésie
où le style de Sylvie Germain s'exprime totalement.
On est sous le charme, on s'attend cependant à une
révélation dans les dernières pages
d'autant plus que l'on n'est plus à un rebondissement
près. Mais l'auteur nous laisse une interrogation. |
En
l'absence des hommes
de Philippe Besson en Pocket 2001- 210 p.
Les critiques avaient unanimement salué ce livre
à sa sortie comme un petit chef-d'oeuvre. Je pense
que je n'ai pas une sensibilité assez féminine
pour apprécier ce premier roman à sa juste
valeur. Cela dit, la chute de l'histoire vaut à elle
seule d'en poursuivre la lecture. Il s'agit d'un garçon
de 16 ans amoureux du fils de la gouvernante de la maison.
Ce dernier fait la guerre dans las tranchées en 1916.
Au cours d'une permission de 8 jours, ils "consomment"
leur amour. Ses après-midi, le garçon de 16
ans, les passe à discuter au café ou dans
une chambre avec...Marcel Proust. La permission se termine
et ....
|
Raboliot
de Maurice Genevoix chez Grasset en 1925 et en Livre de Poche
aujourd'hui. 250 p.
Peu alléché par les fantasmes sexuels de
Weyergans, je me suis plongé dans le Prix Goncourt
....1925. Raboliot, c'est l'histoire d'un braconnier, bûcheron
de son métier officiel. Comme tous les romans de
braconniers, celui-ci se termine mal car le héros
tire toujours trop sur la ficelle. Au-delà
de la trame assez banale, Genevoix excelle dans la description
de la nature, de sa Sologne, terre giboyeuse par excellence.
Raboliot est un "drogué" de la forêt,
les bruits des bestioles qui courent sur la terre, sous
la terre, dans les arbres, il les connaît, il les
aime, il ne peut s'en passer. Les nuits d'attente en compagnie
de son chien, lui procurent des plaisirs immenses que l'auteur
nous fait partager, même si nous ne sommes pas forcément
chasseur. Ce roman est à offrir aux papis qui pratiquent
la chasse en amoureux de la nature et non pas en assassin.
|
In
Tenebris
de Maxime CHATTAM chez Pockett- Michel Lafon- 2002- 600 pages
Après "L'âme du mal" Chattam, jeune
auteur français né en 1976, nous transporte
dans les bas-fonds New-Yorkais. La cour des miracles de
Notre-Dame de Paris paraît un jardin d'enfants à
côté de celle décrite par Chattam dans
la mégalopole américaine. On retrouve l'inspecteur
Brolin, agissant cette fois-ci en "privé",
et une jeune inspectrice de police dans le style de Chattam,
belle sans ostentation, volontaire, sérieuse avec
les hommes. Les 600 pages passent comme une lettre à
la poste, certaines nous font dresser les cheveux car les
meurtiers recherchés sont des canibales. Dans ses
remerciements, l'auteur nous informe que certains faits
sont réels. Le style est impeccable pour ce genre
de roman, on sent qu'il y a un effort de belle écriture,
nourrit par les bonnes lectures classiques et la culture
générale de l'auteur y transparaît. |
L'éducation
sentimentale
de Gustave FLAUBERT chez Flammarion 1869 510 p.
Ces 510 pages ne me laisseront pas un grand souvenir de
lecteur. Frédéric Moreau, provincial bourgeois
part à Paris pour conquérir le monde. En fait,
il assaye surtout de conquérir les femmes; Il va
"jongler" entre 4 conquêtes, passant de
l'une à l'autre, quelquefois 2 à la fois,
courant de droite à gauche, perdant de grosses sommes
d'argent juste après les avoir recues (par héritage
car il ne travaille guère). Tout cela sur fond de
révolution de 1848. La description de cette dernière
est loin de valoir celle de Victor Hugo dans "Les misérables".
Il y a certes quelques belles pages, mais à vrai
dire, je pense que ce roman est un "fouilli" car
il a été sorti une première fois, puis
longuement retravaillé pour arriver à cette
version définitive. |
Son frère
de Philippe Besson chez Julliard 2001 150 p.
La maladie, la souffrance et la mort inéluctable...Voilà
un sujet peu engageant pour un lecteur qui veut se distraire.
Et pourtant, en le traitant avec délicatesse, Philippe
Besson signe avec ce livre, un ouvrage remarquable et captivant.Avec
la mer en toile de fond, qui servira de lien avec une autre
histoire de la vie de ce jeune homme (car le malade est
jeune...) Le style est superbe. Ce roman a été
porté à l'écran par Patrice Chéreau
et a obtenu "L'ours d'argent" à Berlin. |
Mafia
chic
de Sophie Coignard et Alexandre Wickham chez Fayard Août
2005 420 p.
Il s'agit d'un thriller de politique-fiction. Nous espérons
que certains faits de fiction soient bien éloignés
de la réalité...mais d'autres, c'est certain,
sont bien puisés dans le microcosme politique. Les
auteurs ont déjà écrit "L'omerta
française" qui a eu un certain retentissement.
Cette fois-ci, leur roman raconte les péripéties
d'un livre biographique qui ferait l'effet d'une bombe s'il
devait être publié avant les élections
présidentielles, car il met en cause évidemment
un futur présidentiable et son entourage immédiat.
Le livre raconte la lutte entre ceux qui veulent la publication
et ceux qui veulent l'empêcher. C'est passionnant
comme un bon policier. Mon Dieu ! Pourvu que tout cela soit
faux ! |
La petite fille de Monsieur Linh
de Philippe Claudel chez Stock 160 p. Août 2005
La dernière oeuvre de Philippe Claudel n'a rien
à voir avec la précédente, "Les
âmes grises", roman dense et palpitant dont le
film sort en ce moment. Il s'agit cette fois d'un conte
pour enfant, dont ne peut pas raconter l'histoire car toute
la trame (bien mince) est éclairée par les
2 dernières pages. C'est gentil, mais bien fade pour
un adulte. Souhaitons que Claudel nous prépare autre
chose de plus concret...Certes, on ne peut pas faire un
chef d'oeuvre tous les ans. Les éditeurs devraient
le comprendre et laisser souffler un peu leur poulain...
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Les
cerfs-volants de Kaboul
de Khaled Hosseini chez Belfond 380 p. Avril 2005
Un roman comme on n'en fait plus en France...Un fond solide
de vérité emprunté à la vie
de l'auteur, une intrigue qui vous tient jusqu'au bout en
haleine, de l'émotion à chaque page. C'est
la première oeuvre de cet auteur afghan et elle est
pleinement réussie.L'histoire poignante se déroule
de 1970 à nos jours dans le Kaboul d'avant les russes,
puis vient l'occupation et les talibans qu'on prend d'abord
pour des libérateurs, mais hélas....La famille
du narrateur émigre à San-Francisco, mais
son frère de lait reste à Kaboul et sera tué.
Impossible à résumer en quelques lignes ce
roman qui vous laissera des traces. Ce n'est pas mélo,
mais souvent dramatique et malheureusement combien authentique.
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Les fausses innocences
d'Armel Job chez Robert Laffont 200 p. 2005
Voilà un livre qu'on peut qualifier de petit bijou
littéraire. L'histoire se passe dans un village situé
aux confins de la Belgique et de l'Allemagne, dans les années
60. Aussitôt, nous sommes pris par l'atmosphère
assez lourde, étrange, plus qu'étrange même,
car il y a meurtre et jusqu'à la fin, il n'y a pas
de cadavre. Le narrateur lui-même se demande parfois
s'il a encore toute sa tête. Le style est sobre, ponctué
de traits d'humour subtils; c'est un mélange de Simenon
et d'Antoine Blondin. Pas une ligne, pas un mot n'est inutile.
Les personnages ont tous des caractères bien campés
et attachants, parce que profondément humain. Armel
Job a été professeur pendant 20 ans avant
de se lancer dans l'écriture pour notre plus grand
plaisir.
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Un
instant d'abandon
de Philippe Besson chez Julliard-Août 2005. 213 p.
J'avais aimé "Un garçon d'Italie"
en 2003. On ne peut pas dire que ce nouveau roman restera
gravé dans ma mémoire. L'histoire n'est pourtant
pas banale: un homme sort de prison et revient dans son
village où il est rejeté par tous. Son crime
est d'avoir emmené en bateau, alors qu'une tempête
était annoncée par la météo,
un enfant dont il vient d'apprendre qu'il n'est pas le père.
La tempête fait chavirer le petit garçon par
dessus bord, et notre homme rentre seul au port. Ca se veut
être un roman d'atmosphère, mais la mayonnaise
ne prend pas et le final est désolant.
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La
malédiction d'Edgar
de Marc Dugain chez Gallimard 330 p. Avril 2005 Marc
Dugain s'est rendu célèbre depuis "La
chambre des officiers" en 1998. Il se met cette fois
dans la peau du "second" du FBI qui formait couple
avec Edgar Hoover, 48 ans à la tête de l'institution
américaine, sous les régnes successifs de
8 présidents et 18 ministres de la justice. Tous
les faits sont historiques, seuls quelques dialogues ont
été inventés. Vous saurez tout sur
les causes et la préparation des attentats de Marylin
Monroe, des 2 frères Kennedy, de Martin Luther King
etc...Pas d'affabulation ni de supposition, tout est clair
et parfaitement logique. Avec ce livre, on rentre dans un
monde où la destruction d'un homme qui gène
ne pose pas vraiment de problème. Très facile
à lire, La malédiction d'Edgar va rester encore
longtemps parmi les best-sellers. |
Le
Lieutenant de la frégate légère
de Catherine Decours chez Albin Michel 460 p. Janvier 2005
D'une histoire authentique atroce-Le naufrage de la frégate
"La Méduse" en 1816-l'auteur a su tirer
un roman digeste et accessible à tous. L'héroïne,
Félicité, dont le mari trouve la mort en abordant
les côtes du Sénégal sur un des canots
de sauvetage, a laissé derrière elle un beau
lieutenant dont elle s'est éprise pendant la traversée.
Celui-ci essaiera de survivre sur un radeau de fortune(
rendu célèbre par le tableau de Géricault).
Pendant 2 ans, Félicité n'aura de cesse de
retrouver ce lieutenant malgré le peu de chance qu'il
soit encore en vie. Tous les témoignages(une dizaine
de rescapés sur 160) tendent à la même
conclusion, il n'y a pas d'autres survivants possibles,
mais cela ne la décourage pas. C'est un des meilleurs
romans historiques de 2005 qui plaira aux lecteurs des 2
sexes.
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La salamandre
de Jean-Christophe Rufin chez Gallimard 191 p. mars 2005
Après "Rouge Brésil", prix Goncourt
2001 et "Globalia", roman d'anticipation, Rufin
nous raconte l'histoire tragique d'une française
qui décide de partir en vacances au Brésil
chez des amis. Là-bas, elle s'éprend d'un
jeune brésilien. Elle découvre une liberté
qu'elle ne s'était jamais accordée. Par passion
pour cet homme, elle va tout abandonner. Ce qui aurait pu
devenir un conte de fée si l'histoire s'était
passée en France, va tourner au cauchemard le plus
atroce au Brésil. Ce roman est celui d'une passion
hors du commun, celle d'une femme qui ira jusqu'au sacrifice
le plus total. Une très belle écriture pour
un livre poignant.
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Le Diable s'habille en Prada
de Lauren Weisberger chez Fleuve Noir 450 p. 2004
C'est sans dout sa propre histoire que raconte cette jeune
américaine de 23 ans pour son premier roman. Au sortir
de la Fac, l'héroïne cherche à rentrer
dans un grand journal New-Yorkais pour écrire des
articles. Tapant à toutes les portes, elle finit
par intégrer une grande revue de mode, non pas comme
journaliste, mais comme assistante "junior" de
la grande directrice de la rédaction. Elle accepte
ce poste en attendant...Or, cette directrice est le diable
en personne (d'où le titre). Tout au long du roman,
vous n'avez qu'une envie c'est de la gifler virtuellement.
Elle terrorise littéralement ses collaboratrices.
N'allez pas imaginer que le roman soit pénible à
lire, c'est au contraire un feu d'artifices de drôleries,
jamais ennuyeux et qui fait réfléchir sur
la capacité qu'ont certaines personnes sur cette
planète à se faire servir par les autres en
les faisant ramper sous terre avec un mépris inhumain.
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N'est
pas gourmand qui veut : Un gastronome amoureux sur les routes
de France
de François Simon chez Robert Laffont mai 2005
Un tour de France des grands restaurants par un
critique gastronomique qui s'était déjà
signalé avec "Toscanes" en 2004. François
Simon nous met l'eau à la bouche par des descriptions
servies par un vocabulaire truculent qui n'appartient qu'à
lui. Il a quelquefois la dent dure (c'est son métier),
mais il met tellement d'humour dans ses critiques que s'en
est un régal! Cela se lit comme un roman avec grand
plaisir et un crayon à la main pour noter les bonnes
adresses. |
La
Madone des Sleepings
de Maurice Dekobra 1925 en livre de poche . 200 p.
Ce célèbre roman publié en 1925 a
été vendu depuis à 15 millions d'exemplaires
de part le monde. Après une première partie
très légère et pleine d'humour, le
narrateur se trouve confronté à la police
soviétique, 8 ans après la révolution
de 1917. L'auteur en savait déjà beaucoup
sur les agissements de cette police; Cà paraît
très étonnant. Le style est magnifique et
l'histoire de cette Lady Diana (eh oui !) n'a pas pris une
ride. un bon moment de détente un peu glamour. Pour
tous.
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L'Ame
du mal
de Maxime Chattam chez Michel Laffon 2002 ou chez Pocket 515
p. Le premier de la trilogie qui comprend aussi
:"In ténébris" et "Maléfices".
Roman policier noir par excellence, bien construit, bien
écrit. Âmes sensibles s'abstenir. L'histoire
se déroule à Portland aux USA. Un inspecteur,
rompu aux méthodes du FBI où il a fait ses
premières armes, est sur les traces d'un insaisissable
tueur en série des plus morbides et des plus malins
qui soient. Les atrocités commises par ce tueur dépassent
l'entendement. Il n'y a que Maxime Chattam pour en imaginer
de telles.
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Vous
revoir
de Marc Lévy chez Robert Laffont- 2005- 341 p.
Nous avions lu avec beaucoup de plaisir "Et si c'était
vrai..." en l'an 2000. Marc Lévy nous offre
ici une suite qui tient ses promesses. Le suspence est maintenu
jusqu'aux dernières pages. On se dit alors qu'il
va falloir relire "Et si c'était vrai...",
ou courir l'acheter pour ceux qui ne l'ont pas encore. "Vous
revoir" est une belle histoire d'amour avec une happy
end et ce livre est voué à un franc succès
cet été.
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Portés
par un fleuve violent
de Bruce Markoff chez Albin Michel 2005 C'est
un premier roman et quel roman ? L'histoire se déroule
vers 1930 dans le Far West. 2 héros principaux: un
ingénieur spécialisé dans la construction
de barrages et un homme de main toujours prêt à
faire le coup de poing ou le coup de révolver avec
qui lui reproche sa petite taille et son origine juive.
Les femmes sont un peu en seconds rôles mais touchantes
de vérité et de sensibilité. Murkoff
excellent dans les épisodes tragiques (il y en a
beaucoup). Ses descriptions sont détaillées
à l'excès. Nul doute que ce roman ferait un
très bon film à grand budget avec des décors
naturels somptueux. Nous sommes dans le Colorado et Las
Végas est en train d'émerger du désert.
Ce n'est pas un livre facile à lire, surtout parcequ'il
comporte beaucoup de personnages secondaires, mais celui
qui arrive au bout en restera marqué pour un moment.
|
Histoire
de ma vie
de George Sand 1855 dernière édition chez Jean
de Bonnot 7 Fg ST Honoré Paris en 2005 470 p.
L'auteur de "La mare au diable" et de "La
petite Fadette" nous conte ses mémoires par
le menu détail jusqu'à son mariage, ce qui
représente les 3/4 du livre. Ensuite, elle est beaucoup
plus succincte lorsqu'il s'agit de raconter ses relations
avec des hommes célèbres qu'elle a aimés
et... soignés, car c'était souvent des malades
chroniques: Chopin et Musset entre autres. Chateaubriand,
avant elle, avait procédé de même des
"Mémoires d'outre-tombe": on ne dévoilait
pas sa vie privée en ce temps-là. Le style,
il va sans dire, est admirable, et le contenu passionnant.
Les anecdotes sur sa vie vie au pensionnat sont savoureuses.
J 'ai personnellement découvert une grande philisophe
(matière qu'elle a beaucoup étudiée),
une grande travailleuse, une grande humaniste pétrie
de charité, croyante mais réservée
sur la religion catholique, et pour couronner le tout :
d'une humilité naturelle.
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Pavillon 38
de Régis Descott
Un roman policier un peu particulier puisque que l'héroïne
est une femme-docteur spécialisée dans les
cas difficiles de maladies mentales.Dans son service, elle
reçoit les meurtriers qu'il est impossible de garder
en prison car leur état réclame des soins
particuliers intensifs.Le suspence est bien amené,
les personnages sont attachants et le style agréable.
Il manque un peu d'humour pour faire avaler quelques descriptions
de meurtres qui peuvent donner la nausée ou des insomnies.
Coeurs sensibles s'abstenir. |
Le Sang du temps
de Maxime Chattam
C'est le quatrième roman de Chattam que certain
appelle le "Stefen King français".Si vous
voulez un policier pour partir en vacances, c'est le livre
qu'il vous faut ! Mais achetez aussi les 3 précédents
car celui-ci est tellement passionnant que vous n'en ferez
qu'une bouchée. L'héroïne est mise au
secret par la DST dans une communauté religieuse
du Mt St Michel. Pour l'occuper, les frères moines
lui font faire du classement dans une bibliothèque.
Elle tombe sur un jounal intime qui date de 1928. Elle se
met à le feuilleter...le journal est celui d'un détective
anglais en poste au Caire. Il relate des faits épouvantables.
Elle plonge dans cette lecture corps et âme, mais
cela gêne quelqu'un.... Pour tous. |
La Fascination du pire
de Florian Zeller (Prix Interrallié 2004 )
D'une lecture facile, ce livre paraît anodin dans
une première lecture; mais en fait au cours de l'histoire
qui se déroule le temps d'un séjour professionnel
au Caire, Florian Zeller assène quelques vérités
sur la religion islamique. Il a le courage de le faire,
citant Pascal et Montaigne qui avaient déjà
vu clair il y a quelques siècles et comme Houellebeque
plus récemment. |
L'Eglise
verte
de Hervé Bazin
Un des derniers Bazin ( mort en 1996), peut-être
le meilleur des derniers. Un roman de terroir riche en vocabulaire
de la nature avec en prime une belle histoire. Le narrateur
est un maître d'école en retraite, il vit au
milieu des bois pas loin d'une sous-préfecture, que
l'on imagine aux confins du Maine et de la Sologne. Avec
sa fille, ils font vivoter un atelier de reliure, mais surtout
ils se promènent dans les bois et marais. Un beau
jour, ils surprennent un olibrius en tenue d'Adam qui semblent
marcher sur les eaux vaseuses. Ils feront sa "connaissance"
le jour de l'ouverture de la chasse, de manière "accidentelle"
si l'on peut dire.
Amoureux de la nature, des romans de terroir, ne dédaignant
pas un peu de réflexion philosophique et d'humour,
ce livre est pour vous. |
Rue des boutiques obscures
de Patrick MODIANO chez Gallimard 1978 180 p. L'année
de parution de ce roman, Patrick Modiano reçoit le
prix Goncourt pour l'ensemble de son oeuvre, ce qui est
très rare de la part de cette académie. Je
n'avais auparavant rien lu de cet auteur que beaucoup de
critiques considèrent comme le meilleur écrivain
français vivant. Non seulement je ne suis pas déçu,
mais j'ai hâte de me replonger dans un autre de ses
romans. Celui-ci raconte les périgrinations d'un
homme pour retrouver son identité suite à
une perte de mémoire par accident. Il mène
une enquête serrée et acharnée auprès
de toutes les personnes qui pourraient l'avoir connu jadis.
C'est captivant du début à la fin. L'atmosphère,
le style, sa façon qu'il a bien à lui de nous
faire circuler dans les rues de Paris, font de ce roman
un petit bijou qui doit intéresser un large public. |
Lutetia
de Pierre ASSOULINE chez Gallimard 2005 430 p.
Ce livre qui fait partie des best-sellers de ce début
2005, raconte la vie du palace parisien entre 1938 et fin
Août 1945. Le narrateur imaginé par Assouline,
est un ancien flic des RG, chargé de la sécurité
des clients. Il est une figure incontournable de l'hôtel,
il voit tout, il sait tout. Par son intermédiaire,
le lecteur suit de près, d'abord les allées
et venues de certaines célébrités de
l'époque, puis l'installation des grands chefs nazis
quand l'hôtel est réquisitionné, et
enfin à la fin de la guerre, l'arrivée des
rapatriés en provenance des camps de concentration.
Pierre Assouline a compilé pendant 30 ans une montagne
d'informations dont il a extrait ce livre à la fois
réaliste, historique et surtout très émouvant.
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Lettres d'une inconnue de Stefan Zweig édité
chez Grasset en 1935, disponible actuellement chez Stock ou
en Livre de poche. 175 p. Nous vous présentons la version
sur CD.
4 nouvelles publiées dans un seul recueil à
la demande de l'auteur. Les 3 premières sont des
chefs d'oeuvres, le récit éponyme est le plus
célèbre car il a fait l'objet d'un film télé
assez réussi. Comme souvent, pour ce genre de nouvelle
assez dense, on aurait envie qu'il y ait une suite."La
nuit fantastique" ravira les amateurs de psychologie;
Le héros, après avoir gagné une fortune
au PMU d'une manière que je vous laisse découvrir,
va faire le bien autour de lui et retrouver ainsi le bonheur
de vivre."Une fois que quelqu'un s'est trouvé
lui-même, il ne peut plus rien perdre dans ce monde.
Et dès que quelqu'un a compris l'être humain
qu'il y a en lui, il comprend tous les humains". |
Le
dernier ami de Tahar ben Jelloun , 150 p. Mars 2004.
Une histoire d'amitié entre garçons qui démarre
gentiment. On se dit que Tahar raconte une partie de sa
jeunesse et rend hommage à un ami. Les anecdotes
sont savoureuses, surtout celles qui concernent le sexualité
des jeunes dans un pays où les femmes doivent rester
vierges jusqu'au mariage...Puis l'histoire se corse jusqu'à
devenir dramatique. L'amitié des 2 hommes se termine
d'une façon qu'on était loin de deviner. C'est
un superbe roman qu'on peut lire d'une traite avec un très
grand plaisir...et une larme à l'oeil à la
fin. |

La nuit sacrée de Tahar Ben Jelloun, 180 pages
Ecrivain marocain, Ben Jelloun a acquit la notoriété
avec ce conte couronné par le Goncourt en 1987. Ceux
qui ont aimé les livres de Laurent Gaudé lirons
ou relirons avec plaisir cette histoire d'une jeune femme
qui s'ouvre à la liberté après que
son père, déjà père de 8 filles,
l'ait fait passer pour un garçon jusqu'à sa
maturité.Beaucoup de drames vont se succéder,
certains épisodes sont irréels, d'autres sensuels.
On a quelquefois du mal à faire la part du rêve
et de la réalité, mais on se laisse emporter
par la beauté du style. |

Une soirée d' Anny Duperey, 263 pages Ce
dernier roman d'Anny Duperey plaît beaucoup à
ses lecteurs inconditionnels, comme tout ce qu'elle a écrit
jusqu'à ce jour. Roman qui traite du sentiment amoureux
à travers une femme et 2 hommes qui l'aiment et qu'elle
aime également, bien qu'ils soient très différents.
Il faut bien faire un choix....Est-t-il le bon ? En apparence
oui. Mais il suffit que l'autre réapparaisse pour
que chacun redécouvre sa vraie personnalité
trop longtemps cachée. De bons dialogues, des introspections
fines, bref un bon roman.
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LE VENGEUR de Frederic Forsyth.

On ne présente plus cet auteur depuis le succès
de "Chacal" il y a une trentaine d'année.
Cette fois-ci, il s'agit d'un thriller dont le héros
américain, formé dans les commandos spéciaux
de la guerre du Vietnam, use de toute son expérience
pour retrouver un général serbe, auteur de
crimes monstrueux. L'histoire serait banale si ce sbire
de Milosevic n'était pas protégé par
la CIA car il a ses entrées chez Ben-Laden....Un
peu compliqué, mais Forsyth est à l'aise dans
ce genre d'intrigue.
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CHINCHILLA d' Elizabeth
Hennebert 
Chinchilla est le surnom du maître de ballet russe
Diaghilev. L'auteur, titulaire d'un doctorat sur les danseurs
russes a profité de ses connaissances sur ce milieu
pour imaginer un roman dont la jeune héroïne
française part en Russie au début du XX °
siècle. Elle fréquente la haute société
russe du temps de sa splendeur. Après bien des péripéties
(notamment conjugales), elle revient en France avec ce fameux
Diaghilev. Piètre danseur, mais producteur de ballets
hors pair , il va séduire le tout Paris médusé
par son charisme. Ses ballets déclenchaient l'enthousiasme
mais coûtaient fort cher à monter...
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